12/11/2016 – Découverte d’Ambalavao et de la forêt d’Anja

Après un épisode très divertissant de taxi-brousse, nous voilà bien arrivés à Fianarantsoa. La ville est haute et la recherche de notre chambre d’hôte nouvaut quelques 500m de dénivelés !

Sur la route entre Antsirabé et Fianarantsoa, changement de décor, on passe des légumes (carottes, ail, concombre, piment, chous, courgette, tomates, etc…) à des rizières géantes, parsemées de manioc, mais, haricots.

Nous sommes partis à la découverte d’Ambalavao, à 2h au sud de Fianarantsoa. En chemin, nous apercevont quelques vignes, il existe en effet du vin malgache 🙂

Première halte: Vannerie et fabriquants de corde.

Deuxième halte: Producteurs de soie

Une jeune employée nous montre les cocons de vers à soie sauvages et ceux d’élevage. Après être trempés dans l’eau, ils sont retournés sur une pique par groupe de 7, séchés en petits paquets au soleil, bouillis 3 jours avec du savon malgaches puis séchés au soleil.Alors qu’ils ont désormais une forme cotonneuse, ils sont filés avant d’être colorés naturellement (betterave, curcuma, etc…).

En reprenant la route, dans le centre d’Ambalavao, on croise un vieil ami « vazahas » (blanc): Baden Powell. Selfy oblige.

Troisième halte: Fabrication du papier traditionnel « AMTEIMORO »

La matière brute utilisée est l’écorce de l’AVOHA. L’écorce est bouillie pendant 4h, puis lavée à l’eau froide dans un bac. Elle est ensuite écrasée à la main et mise en boule de 400gr. Chaque boule est ensuite diluée et étalée sur un tami. Les surfaces étalées et séchées sont découpées au format souhaité et sont décorées de fleurs diverses qui font la beauté de ce papier (utilisé en décoration, carte postale, etc…).

En repartant, on observe de l’Artemisia annua, cette plante qui mise en poudre ou prise en tisane a des effets incroyables contre le paludisme (bien que l’OMS ne reconnaisse pas – encore – cette pratique).

Visite du parc de Anja:

Avant 1999, cette forêt étaot décimée et les lémuriens chassés. Il ne restait ainsi plus que 26 spécimens de l’animal emblématique de Madagascar. Les 6 villages périphériques ont alors eu l’idée de créer un parc, espace protégé, sous forme d’une association. Aujourd’hui, ce sont plus de 600 personnes adhérentes. La forêt est désormais préservée, puisque protégée, et abrite de nombreuses espèces de plantes, notamment médicinales. Cette revégétation a permis le multiplication des « makis » (lémuriens). Ils sont aujourd’hui plus de 450 à peupler le parc selon notre guide !

Notre guide nous explique que ces petits primates vivent en « famille », et possèdent 4 cris différents: Alarme, Amour, Territoire, et le petit dernier « Je suis perdu ».

Nous découvrons également une flore sauvage impressionnate, leur « pharmacie locale »: le romba, feuille de giroflier – contre les maux de dents, le lait de gonfon carpus – en cas de perte de dent; Le dinga dinga « psiadia altisima » – ses cendres sont un bon remède contre la galle; la tetradenia – qui éloigne les moustiques; le calacoe – un remède contre la goutte; et autres orchidées et plantes magnifiques.

En escaladant la roche granitique, on surplombe la forêt et le paysage est incroyable !

Ces villages ont réussis à développer l’écotourisme, une activité économique saine permettant de protéger et même de développer leur patrimoine, leure faune et leure flore ! Bravo !

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