18/09-24/09 – Ecoconstruction au Népal !

Le Népal, si similaire et pourtant si différent de l’Inde. Pour commencer, nous prenons un décalage horaire de 15 minutes… (soit 3h45 avec la France). Pays tout aussi « traditionnel » que son voisin, mais -à priori- plus influencé par les mœurs occidentales. Ainsi certains détails nous rappellent le changement de pays. Les moustaches des hommes disparaissent au profit des tatouages et des piercings ; les femmes portent plus volontiers des talons hauts et des cheveux colorés ; les panneaux et écriteaux sont en hindi, les chiffres arabes ne sont quasiment pas utilisés (ils sont en hindi aussi!) ; l’alcool est en vente libre…

On découvre rapidement que notre arrivée coïncide avec le premier jour du plus grand festival du Népal : le Dashain Festival, a l’importance de Noël pour nous, sauf qu’il dure une quinzaine de jours. Événement hindou, le festival est LE moment de l’année où tous les népalais prennent des vacances, se retrouvent en famille, et font la fête.

Il n’y a pas 24h que nous sommes arrivés, et nous rencontrons la présidente de Powerful Hands, une petite ONG népalaise, qui construit des bâtiments en sacs de terre (Earthbag building). Technique de plus en plus utilisée depuis le tremblement de terre qui a ravagé la région en 2015, car antisismique.
La présidente nous propose de venir plus vite que prévu sur leur chantier d’écoconstruction en cours (les toilettes d’une école primaire), cela permettrait aux responsables de chantier de rejoindre leurs familles -le weekend qui arrive- pour le festival. Ni une, ni deux, on fait nos sacs et on saute dans le premier bus qui nous emmène à Sangachowk.

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Nous traversons donc la vallée de Katmandou et nous enfonçons dans l’arrière pays. Plus on avance, plus ça secoue. Le bus devra même s’arrêter en bord de route pour ressouder (à l’arc) l’un des rangements de bagages qui se faisait la malle! Normal.

A Sangachowk, on est chaudement accueilli par les deux responsables du chantier Ganjham et Dare, et par les trois volontaires : David et Alejandra un charmant couple d’espagnols et Félix. Ils cravachaient à 5 depuis une semaine… les deux paires de bras que nous leur amenions étaient visiblement comme « Noël avant l’heure »!
On s’y met donc dare dare. Et là,  on comprend mieux ce qu’ils entendaient par « travail physique »!!

On creuse,

on tamise la terre,

on rempli des seaux,

on les passe en haut du mur,

là haut, les responsables remplissent les sacs et les positionnent.

Chaque jour, le bâtiment que nous construisons grandi d’une rangée.

Quand un nouveau niveau est placé, on tasse pour aplatir les sacs, et on ligote le tout avec du fil barbelé.

C’est aussi simple que ça! Mais les kilos de terre que nous déplaçons pèsent vite sur nos épaules et nos bras. Pourtant, le challenge de finir les murs avant les vacances népalaises nous donne des ailes (ou plutôt des bras musclés). Malheureusement, Pierre déclenchera -en parallèle- un épisode peu enviable de tourista… sportif, vu les trombes d’eau qui défiguraient le petit chemin pentu qui menait aux toilettes du coin. A son tour de passer une journée au lit pour s’en remettre…

Ce chantier nous a bien changé du travail à la ferme, on était ravi d’expérimenter un autre aspect pratique dans la quête de l’autosuffisance (à savoir comment bâtir soi-même son habitat).

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